Spotlight on DARNA, Morocco
Juin 2005. Au Maroc le partenaire de CIRCLE, DARNA, travaille avec l’un des groupes cible les plus difficile parmi les enfants travailleurs: les enfants de la rue. Ils n’ont pas de domicile fixe, s’entretiennent eux-mêmes par la mendicité le petit commerce ou le crime, et souvent se droguent à la colle. Beaucoup ne sont jamais partis à l’école ni même participés à un programme organisé sous la responsabilité des adultes. En dépit de nombreux défis liés à ce groupe cible, DARNA a pu aider beaucoup de jeune grâce sa pédagogie exceptionnelle et ses approches intégrées. Avec le projet CIRCLE ils ont bâti une communauté proactive et positive des garçons de la rue devenus fermiers. Leur stratégie inclue l’acquisition d’une éducation de base, des compétences à l’emploi et à la réhabilitation psychosociale.

De la rue à la formation La ferme DARNA /CIRCLE appartient à tous les élèves : ils sont libres d’aller et de venir, de décorer les murs s’ils le veulent et participer à toutes les activités.
 Photo
En retour ils s’occupent des lieux. Pendant les vacances d’été, les garçons prennent part aux travaux de réparation, de nettoyage et de teinturerie à la ferme. Ils sont traités avec respect – une nouvelle expérience pour la plupart d’entre eux- et en retour ils doivent traiter les autres honorablement. Dès leur arrivée à la ferme, chaque garçon signe un contrat avec DARNA lequel contrat établie cet accord mutuel.

Toutes les formations –de l’alphabétisation à la formation technique - est pratico orientée, participative et centrée sur la vie quotidienne des étudiants. Ces garçons apprennent à lire et à écrire sur les questions qui les concernent. En même, le curriculum les sensibilise sur les enfants travailleurs, les droits de l’homme et de citoyenneté. La méthode est très efficace: plusieurs garçons que le combat de la vie avait rendu impatients pour s’asseoir et apprendre dans une classe normale, chose qui les a fait quitter l’école, ont appris à lire et à écrire au bout de quelques mois avec DARNA.

 Photo
La formation à la ferme s’appuie entièrement sur les filières : de la production des matières premières en passant par leur transformation et leur traitement jusqu’à la commercialisation des produits finis. Les élèves intéressés par les chèvres par exemple, apprennent non seulement à les paître, mais aussi à les entretenir et les élever, les traire, fabriquer et vendre le fromage de leur lait. Il en est de même pour les différents autres produits : les canards (pâté), les fruits (jus et gelée), et autres. Les garçons apprennent le marketing et la vente en travaillant en collaboration avec la boutique et le restaurant de DARNA à Tanger : la ferme fournit de fromage au restaurant, et à La Maison des Jeunes, et cette dernière envoie du pain de sa boulangerie chaque matin.

 Photo
Les anciens enfants de rue participent à la gestion de la ferme : une ou deux fois par semaine ils se réunissent pour débattre de toute sorte de problèmes et y trouver une solution. Ainsi les étudiants ne sont pas uniquement entendus mais responsabilisés (au moins en parti) pour de leur propre formation et leur expérience de à la vie à la ferme.

Le plus important peut être est que les étudiants après quelque temps sont capables de regagner leur dignité et de définir un avenir pour eux-mêmes. DARNA délivre des cartes de membres aux jeunes qui ont prouvé leur engagement dans l’apprentissage à la ferme. Les cartes n’ont pas seulement une valeur pratique (en cas de problèmes en dehors de la ferme, la police ou le docteur savent qui contacter), mais elles sont considérées par les adhérents comme une partie de leur identité. La plupart de ces enfants n’ont jamais eu de carte d’identité- ou même un acte de naissance- et la carte DARNA est pour eux, le premier manuscrit qui prouve qu’ils « existent ».

Mini flash: Un jour à la ferme la représentante de DARNA et un groupe d’étudiant ont découvert une radio qui ressemblait à un explosif. Le mécanisme renfermait tous les éléments nécessaires. Suite à un interrogatoire, certains garçons ont avoué que des hommes qu’ils ne connaissaient pas vraiment leur avaient remis les composantes. Les hommes leur ont également expliqué comment rassembler les différentes parties pour constituer la « bombe radio ». Le personnel de DARNA a immédiatement compris que les garçons ont été manipulés par un réseau criminel dont les membres cherchent à entraîner des jeunes gens vulnérables à fabriquer et à faire exploser les bombes.

Le personnel de DARNA a rapporté les faits à la police et les garçons concernés ont continué leur formation. L’un deux est depuis lors diplômé et travaille actuellement dans une boulangerie ; il est aussi membres d’une association caritative. Il a recensement contacté la ferme pour une visite avec quelques jeunes de son association pour leur montrer quelle alternative un jeune peut avoir au travail des enfants.