Flash sur l’ADAP au Mali
Au sud du Mali, le problème du travail infantile est très lié aussi bien à l’instabilité économique des familles qu’au manque d’éducation adéquate. Quand les parents émigrent pour la recherche d’un emploi, les enfants restent souvent avec d’autre membre de la famille qui n’ont pas le temps de s’intéresser à eux ou qui ne prennent pas soin d’eux convenablement. Si les établissements scolaires sont trop éloignés de la maison, les parents n’y envoient pas souvent leurs enfants, notamment leurs filles. Quand la pauvreté domine la vie familiale, tous les membres de la famille –même les plus jeunes- peuvent être contraint à travailler.

Près de la frontière du Mali et du Burkina Faso, là où l’Association pour le Développement Actif et Participatif (ADAP) exécute un projet du projet CIRCLE, le travail des enfants et le trafique des enfants, sont très bien liés. L’une des innovations clefs des d’ADAP a été de travailler en complicité avec la police locale, y compris ceux qui surveillent les frontières internationales du Mali, pour combattre l’exploitation des enfants. Etant donné que ADAP travaille à l’augmentation de la sensibilisation sur le travail des enfant et l’éducation des enfants auprès des parents, des enfants et des membres de la communauté dans la région de Koutiala, ils impliquent des agents de la police pour le renforcement de la loi partout où c’est possible.

Par exemple, certaines activités de sensibilisation d’ADAP ont servi à faire connaître au publique et à la police la nouvelle législation Malienne qui stipule que les enfants doivent avoir leur document de voyage personnel pour sortir ou entrer au Mali. Le procédé de contrôle des documents des enfants voyageurs d’enfants permet à la police de poser plus de questions et de tirer la sonnette d’alarme au cas où les enfants n’ont pas de documents authentiques, puisqu’ils sont souvent victime de trafique –l’une des pires formes d’exploitation des enfants. La mobilisation des forces de police initiée par ADAP a déjà à son actif plusieurs succès.

Après avoir pris part à l’atelier sur l’exploitation des enfants, la police a identifié une fillette de 11 ans, à la station de bus de Koutiala, qui a été maltraitée à la maison et s’enfuyait – une proie parfaite pour les trafiquants. La fillette vivait avec ses grands-parents depuis que sont père et sa mère ont émigrés pour trouver du travail. La police a amené la fillette à ADAP, où le personnel a pris en charge l’enfant, a discuté avec sa famille, et a réuni tous les papiers nécessaires pour l’inscrire à l’école.

Au centre de transit d’ADAP pour les enfants vulnérables, le personnel et la police locale travaillent maintenant en partenariat pour plusieurs cas chaque mois. Le cas d’une fillette épileptique de 8 ans, qui n’a jamais été à l’école, étais soignée, mais contrainte aux travaux domestiques chez son médecin. Finalement elle s’est enfuie et les membres de la communauté l’ont amenée à la police, qui a ensuite contacté ADAP. Les animateurs du projet et la police ont conduit l’enfant au centre de santé, ensuite chez ses parents. En présence de l’inspecteur de police, le père de l’enfant a promis de l’envoyer à l’école.
Dans un autre cas, les policiers qui ont assisté à l’atelier d’ADAP ont intercepté trois enfants Burkinabé à la frontière de Koury. Les enfants sont restés 48 heures au centre de transit d’ADAP et le personnel les a remis à une ONG financé par IPEC/BIT qui rapatrie les enfants au-delà des frontières : enfants qui avaient perdu les traces de leur maître coranique ont été reconduits sains et saufs à Bobo-Dioulasso au Burkina.

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Le dialogue entre ADAP et la police régionale est donc ainsi: un échange et une relations continuels qui s’élargissent vers de nouveaux horizons. ADAP et CIRCLE démontrent que lorsque la société civile et les services publiques travaillent ensemble, les enfants en sont les bénéficiaires.